Placebo sait créer le buzz. Pendant quelques jours à partir d’aujourd’hui, en écoute exclusive limitée à 5 écoutes, sans pause ni backward (piste précédente) possible, et dont la session expire au bout de quinze minutes, l’écoute intégrale de l’album sous réserve de s’inscrire au site officiel. C’est par ici pour le playback.
Je branche le casque de studio, j’écoute. Je suis pas sur mon ordi, exit la killer carte son et consorts, tant pis on fait avec.

Placebo - Battle For The Sun, couverture d'album ?
Dans l’ensemble, rien de bien innovant d’un morceau à l’autre, mais on doit aussi remarquer que cet album donne un coup de frais à Placebo. C’est neuf, mais c’est vraiment trop redondant, et rapellant trop de classiques de musique pop. Le niveau du groupe semble alors dégénérer, et c’est bien dommage, du potentiel se cache sous chaque morceau, mais le synthé est bien trop présent pour essayer de donner à chaque morceau un volume assez artificiel, le groupe ne devient qu’un groupe émo-trash parmi tant d’autres, alors que l’album, avec une plus grande objectivité et sans se centrer sur ce “nouveau genre” qui ne leur est tellement pas propre, et en essayant de ne pas utiliser les mêmes techniques dans chaques morceaux, aurait pu être vraiment intéressant. Enfin, l’agencement des morceaux est assez étrange, bien que Brian parlait d’une histoire, un peu comme Ziggy Stardust & Spiders From Mars (bien heureusement sans pour autant comparer son album à celui de Bowie). Tant pis.
Note globale 5,6/10
Détail de l’album
Kitty Litter On entre dans le vif du morceau dès le départ. Intéressant, une ambiance assez morbide comme on n’en a jamais vu chez Placebo. Morceau assez étonnant en premier morceau d’album. La batterie assure bien les différentes phases, et on entend pour la première fois dans l’album LE gros trick utilisé tout le temps, pas forcément révolutionnaire: garder en suspension la guitare ou la voix pendant quelques secondes en coupant les autres instruments, puis reprendre le couplet. Ça donne une impression de saut puis de chute violente, c’est marrant une fois, mais pas deux. En tout cas pour ce morceau, c’en est pas abusé, il se tient bien et est consistant (non ce n’est pas d’un gâteau que je traite). Mais malgré son départ étonnant, et ses subtilités, le morceau restereste très mainstream. 6/10
Ashtray Heart Morceau éponyme au premier nom du groupe, où quelques morceaux rares sont disponibles en cherchant bien sur le net, qui étaient très très prometteurs. Début de la chanson dans des chœurs, puis couplets composés d’une montée progressive vers le refrain criant “Ashtray heart”. Pas vraiment de tenue dans l’ensemble, morceau très répétitif, on s’ennuie à l’écouter. Je crois que le groupe aurait du retenir du morceau uniquement le “could not make” à la fin des couplets, qui tend vers une gamme vraiment très entraînante, mais qui est coupée au bout de trois ou quatre secondes (durée du vers, en fait) pour revenir aux chœurs. Pas très intéressant, rien à noter ici. La chanson a été diffusée au Japon uniquement, à la radio. 4/10
Battle For The Sun Premier titre diffusé à la radio, mais ce n’est pas le premier single, en effet le titre n’est pas commercialisé. J’ai fait l’effort de ne pas sauter la chanson, et l’écouter dans l’intégralité de l’album. La chanson est toujours aussi mauvaise. Une entrée à la guitare seule, puis la batterie arrive en noires et là, STUPEUR, le niveau sonore réduit violemment. C’est tellement horrible d’entendre ça dans un morceau. La voix de Brian fait penser qu’il rêve et dort sur la musique, et parle en même temps, enfin tu vois le genre. Puis deuxième partie, avec une montée intéressante, la batterie entamme les croches (enfin), la chanson commence à être plaisante, jusqu’au pont, franchement dégelasse à écouter (pas d’autre mot, il n’avait rien à faire ici ce bridge, ça bousille simplement l’intégrité du morceau), reprise de la deuxième partie, qui ne finit pas à être lassante, finit au bon moment sur le même bridge, qui finalement bousille la fin du morceau. En outro, le même type de montée qu’au début de la seconde partie, l’intensité augmente, avec la reprise des paroles du bridge, et ça devient un gros bordel sonore qui reprend toutes les idées entendues dans le morceau. Un titre pop taillé pour la radio, qui me dégoute, comment ce groupe est arrivé à faire ça, bousiller un condensé de bonnes idées… En les condensant, justement. 4/10
For What Its Worth C’est déjà mieux, mais ça sent aussi le fit for the mainstream. Mais bon, j’aime bien, le morceau met bien en valeur le travail du nouveau batteur (qu’on peut notamment voir dans le clip du morceau !), on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer ici. Par contre, dès l’intro, dès que la batterie entre, le volume sonore descend. C’est tellement moche à entendre. Plusieurs ponts présents et quelques tricks de synthé qui cassent la routine. Le refrain est vraiment très plaisant, ça bouge, ça pète, ça change et le “For what its worth” chanté dans un rythme plus standard que les couplets où Brian part en freestyle rassure. Le clip est très bien fichu, de quoi majorer la note. 7/10
Devil In the Details Premier avis, on sent le changement de batteur, un rythme inconnu chez Placebo. Entre le synthé, avec un rythme cassé, comme la batterie, puis la voix. On en a un peu marre de Brian chantant de la merde pro dépressive (sauf son respect, notons qu’il a insisté sur le fait que Twenty Years n’est pas une chanson dépressive. Abuse pas Brian, abuse pas). Puis la basse, qui va redresser ce rythme cassé par le rythme soutenu tout le reste de la chanson qui rappelle un peu trop… Du déjà vu. Du coup, la chanson n’a aucune âme, un morceau presque loupé à mon goût, qui est juste un peu trop travaillé. On regrette tant l’underground glam rock qui portait le premier album, éponyme, dans les hauts rangs des années ‘90. 4/10
Bright Lights Un départ vif mais agréable, qui rappelle Snow Patrol. Là encore, la basse non mélodique de Stefan Oldsal (qui m’a fait un clin d’oeil au concert par ailleurs, si si) qui était si intéressante à leur début donnant vie à la plupart de leurs chansons (cf/ Every You Every Me, où la basse rappelant la guitare nous faisait vrombir le coeur, donnant un aspect vraiment transcendant à la chanson),ne marche plus vraiment aujourd’hui. C’est vraiment dommage, parce qu’on aimerait que ce morceau nous reste en tête, que quelque chose soit craché, mais bon, nan, rien n’y fait. Un peu comme un morceau mal mixé, s’il en est, mais David Bottrill (producteur de Origin of Symmetery de MUSE) a quand même fait un beau boulot dans l’ensemble. Du potentiel, j’aimerais bien voir ça en live. 6,5/10
Speak In Tongues Titre amusant, début amusant, qui rappelle le morceau anecdotique “Embrasse moi, met ton doigt dans mon cul”. Le son type idiophone (xylophones et consorts) fait penser à une OST d’un jeu vidéo murder doll à la Devil May Cry, ça donne du bon volume au morceau, c’est bien. Ensuite, les phases “rock pop” tellement communes qui rappellent le mainstream pro emo (30 seconds to mars LOL), que j’entends au refrain avec appréhension. Mais finalement, dans l’outro, ça rend bien, mais rien de bien transcendant non plus. Je sais pas, j’arrive pas à trouver matière à commenter les morceaux. 5/10
The Never-Ending Why Entrée virulente, puis couplet soutenu à la grosse caisse. Ça fait du bien, c’est agréable à l’écoute. Le couplet est entraînant, on s’amuse sur ce morceau, et toujours les sons idiophoniques qui donnent une rondeur au morceau. Steve Forrest, le nouveau batteur donc, assure bien la globalité du morceau, et tient l’intensité qui croît tout le long du morceau à en foutre des frissons. L’outro approche, avec une batterie qui reste constante, laissant les autres instruments croître et envoûter l’auditeur à la manière d’un The Bitter End (qui reste asymptotique !). Un bon morceau, redressant le niveau de l’album. 7/10
Julien Le morceau s’ouvre avec des sonorités éléctro, on sent le passage du travail sur Hotel Persona, le side band electro de Stefan. La guitare saturée entre ensuite, dans une gamme pas très standard, ça dérange à l’oreille. Sans transition, un blanc, puis le morceau commence vraiment. Du rock popien (comprendre, le pseudo rock issu de la pop) s’entamme, et tient tout le long du morceau. Comme tous les autres morceaux, en fait. Ensuite, environ six répétitions du même modèle en guise de transition (qui aurait pu tenir sur une seule répétition) vers à peu près la même chose. En outro, rythme détendu de plus en plus jusqu’à ne laisser qu’un son d’hélice en fade out. Rien de vraiment spécial. 4/10
Happy You’re Gone Une balade, dès l’ouverture du morceau, ça calme un peu le jeu. Mais là, rien à commenter, ça rappelle simplement du rock émo qui se met à jouer une ballade. Deuxième phase du morceaux 30 secondes plus tard, sur la même mélodie, on retrouve le rock éléctrique de Placebo, et là, ça redevient intéressant. Jusqu’à ce qu’on reprenne la première phase, avec une batterie type “marche en rang”, qui fait penser à du My Chemical Romance. Dommage. Du coup, la reprise de la deuxième phase redevient bien plate, puis entre une élongation vers l’outro avec un synthé qui fait penser à leur reprise de Running Up That Hill (asymptotique là encore !), puis fade out placeboïde classique. 5/10
Breath Underwater Entrée guitare et grosse caisse en croches. Le morceau est aux antipodes du reste de l’album, on a envie de danser dessus, c’est entraînant et ça change du reste. On retrouve toujours ces suspensions d’instruments, à force on en a marre, mais ça reste bien intégré dans la globalité du morceau, c’est bien. Pour une fois, les phases du morceau sont imprévisibles, et on comprend de quoi parlait David Bottrill quand il nous disait que cet album serait plus punk que les autres. D’ailleurs, Steve Forrest nous apporte sa batterie punk dans le morceau, qui donne un bon volume tout le long, et malgré une pseudo routine, on ne s’ennuie pas. Sans fade out et sans prévenir, le morceau se termine soudainement. Un morceau qui innove enfin. 6,5/10
Come Undone Entrée balladoïde, puis phase plus rock. La première phase reste anécdotique, la seconde est composée assez originalement (par rapport au reste de l’album), sans fioritures, le morceau nous tient tout le long avec de l’instrumentale très expressive, tous les instruments entrent dans une osmose, un peu comme Special K jouée en concert, dont la qualité est remarquable. Indescriptible, ça nous rapelle les sources tout en innovant complètement, j’aime beaucoup. 7,5/10
King Of Medecine Début en guitare acoustique, puis accompagné d’un synthé qui donne de l’expression au morceau. Ensuite entre la batterie, le morceau est vraiment comme jamais on n’en a entendu chez Placebo (on retient la montée progressive assez typique tout de même). Le morceau est agréable à écouter, et vraiment imprevisible. Un bon morceau et bien étudié, indescriptible là encore. 7/10
Filed under: Général, musique | 4 Comments
Tags: album, battle, battle for the sun, chronique, for, musique, placebo, review, sun, test, the





Omg un article !
Et oui, je ne suis pas mort
Bonjour mon Amour, petite -surprise- de 6h du matin, inutile de dire que je nai rien dormi ! Jai revé de cet album et que Brian tappelait (ouais carrement :p) pour ns dire de pas en dire du mal, pff..tp taaard! Bref je vais verifier que Morgane
, et pi naze dècrire ac le portaable! Taaaaimealafoliedamour.
En accord total avec cet article j’aime la critique!
J’ai découvert ton blog car tu suivais le mien , j’avoue c’est cool !